La guerre en cours entre Israël et le Hamas a atteint un niveau de désolation qui pousse Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU, à sonner l'alarme. Il décrit Gaza comme "un cimetière pour les enfants" et exhorte les parties en conflit ainsi que la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour mettre fin à la souffrance humaine.
Une crise humanitaire sans précédent
Guterres va au-delà de la simple qualification de "crise humanitaire". Selon lui, il s'agit d'une "crise de l'humanité" qui nécessite une réponse urgente. Il condamne également les "actes terroristes odieux" du Hamas et l'utilisation de civils comme "boucliers humains".
Bilan humain dévastateur
Le bilan des victimes est accablant. Le ministère de la Santé du Hamas rapporte que depuis le 7 octobre, plus de 10 000 personnes ont perdu la vie, dont plus de 4 000 enfants, principalement en raison des bombardements israéliens dévastateurs.
Journalistes et travailleurs humanitaires en danger
La guerre a également un lourd tribut sur les journalistes et les travailleurs humanitaires. Antonio Guterres signale que plus de journalistes ont été tués au cours des quatre dernières semaines que dans tout autre conflit des trois dernières décennies. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a recensé au moins 36 journalistes et employés de médias tués depuis le début du conflit.
Le nombre de travailleurs humanitaires de l'ONU tués au cours de cette période dépasse également tout précédent, avec 89 membres de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) ayant perdu la vie.
Un appel urgent à l'aide humanitaire
L'aide humanitaire vers Gaza reste insuffisante, avec des restrictions sur les points de passage, en particulier celui de Rafah avec l'Égypte. La quantité d'aide qui parvient à Gaza est nettement inférieure à ce qui est nécessaire pour faire face à la crise.
L'ONU a lancé un appel aux dons de 1,2 milliard de dollars pour aider 2,7 millions de personnes, englobant l'ensemble de la population de Gaza et 500 000 habitants de Cisjordanie.
L'impasse au Conseil de sécurité
Malgré ces appels désespérés, le Conseil de sécurité des Nations unies a échoué à prendre une position unifiée. En un mois, quatre projets de résolution ont été rejetés, et les membres du Conseil restent divisés sur la manière d'appeler à un arrêt des hostilités, qu'il s'agisse d'un "cessez-le-feu humanitaire", d'une "trêve" ou d'une "pause".
L'ambassadeur américain adjoint, Robert Wood, a noté les désaccords au sein du Conseil, précisant que les États-Unis soutiennent l'idée de "pauses". Néanmoins, l'urgence humanitaire est reconnue par tous, et la pression monte pour trouver un consensus et mettre fin à la violence.
La situation à Gaza demeure critique, avec un nombre croissant de victimes civiles. Les appels à un cessez-le-feu humanitaire deviennent de plus en plus pressants, mais les défis diplomatiques persistent au sein du Conseil de sécurité. La nécessité d'une action immédiate est indéniable, alors que la crise humanitaire s'intensifie.
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